Nous connaissions le personnage, ainsi que sa fidélité à sa foi catholique. Mais nous ignorions les derniers moments de sa courte vie, bien qu’exemplaire et témoin inoubliable de sa résistance à l’oppression. Qui est cet homme, qui avait reçu les prénoms de François et Athanase, à son baptême en Vendée. C’est par son nom de famille qu’il s’est rendu célèbre et qu’il était connu, celui de…Charette !
Voici des extraits de l’article de Roberto de Mattei sur Correspondance Européenne du 19 aout 2026. Comme il publie une version en français, ce site italien vous est vivement recommandé, chers lecteurs. Cependant tous les articles ne sont pas traduits en français. Mais ce n’est plus difficile de traduire sur Internet.
Après avoir refusé la boisson qu’on lui proposait, il demanda à l’officier chargé de l’exécution la permission de donner lui-même l’ordre de tirer, une fois qu’il aurait récité un dernier *Ave Maria*. L’autorisation lui fut accordée. Il récita la prière à voix haute jusqu’aux derniers mots : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant … » À cet instant, il s’interrompit, leva la main et donna l’ordre de faire feu. Dix-huit balles criblèrent son corps et il s’effondra, remettant son âme à Dieu.

Du site Corrispondenza Romana : https://www.corrispondenzaromana.it/international-news/la-ultima-avemaria-de-monsieur-de-charette/
Il avait été capturé six jours plus tôt dans les bois de la Chabotterie, blessé et épuisé après trois années d’une résistance indomptable. Il marchait désormais seul vers la place des Agriculteurs, où le peloton d’exécution l’attendait. Il avait trente-deux ans et, durant ces trois dernières années, il avait mené l’insurrection vendéenne, tenant en échec les armées de la République révolutionnaire. Il avançait lentement, gêné par ses blessures, mais avec dignité. Son bras droit était en écharpe. Il portait un foulard noué avec élégance autour de la tête — peut-être l’ultime geste de vanité de l’officier de marine qu’il avait été avant de devenir le « Roi de la Vendée ». À voix basse, Charette récitait le *Miserere* tout en égrenant son chapelet.
C’était un vrai Français, mais Vendéen, royaliste et catholique tout à la fois ou plutôt : “tout à la FOI”. Qu’il intercède pour al France, son pays démoralisé et démoralisant en ces temps de disette d’hommes et de femmes intègres et patriotes jusqu’à la moelle. Mais Dieu veille.