ne suffisent pas, ce n’est qu’un pis- aller. C’est même la meilleure porte d’entrée pour le malin afin de nous donner bonne conscience et nous entraîner de son côté. L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on, à raison. Le Seigneur nous a conseillés d’être radical : “Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais“. Dans le même esprit nous avons tendance à privilégier, pour (se) juger ou (se) réformer, à commencer par ce qui nous est extérieur au lieu de ce qui nous est intérieur. Ces deux travers remontent à Adam et Eve.

Là encore le Seigneur nous a donné un enseignement :

Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère”.

Nous constatons ainsi que dans les deux cas, sous prétexte de vouloir faire du bien, le risque de finir par faire du mal est présent. Comme exemples nous donnerons ce que nous pouvons constater en politique et en sociétal :

  • ceux qui nous gouvernent se donnent bonne conscience en se défaussant sur ceux des pays voisins, mais taisent leurs erreurs au plan intérieur, au plan national; bien pire la plupart le font à dessein afin de détourner leur population de leur incurie sur le plan intérieur, parfois même en dépit de l’avis ou des réclamations de la majorité de leur peuple. Nous avons à l’esprit le problème de l’immigration incontrôlée, avec les promesses non tenues une fois les hommes politiques élus. Et sur le plan personnel des mêmes élus, leur acceptations de ce qu’ils appellent les “prises d’intérêts” quand il s’agit d’eux-mêmes et de leurs cris d’orfraie quand il s’agit de leurs adversaires politiques.
  • L’hypocrisie répandue chez les nouveaux arrivants immigrés en pays d’accueil occidental, qui fonctionnent en sens inverse : critiquer le pays qui leur accorde l’asile c’est d’accord, mais “pas touche” au pays d’où ils viennent, qui est cause pourtant de leur immigration ; se révolter contre les restrictions qui les touchent, au plan des avantages, mais nullement quand il s’agit de ce qui touche aux habitants autochtones non immigrés.